En cuisine
Idée de menu pour la semaine : Marmiton menu de la semaine
22 octobre 2026

Une idée de menu pour la semaine, chez moi, tient sur une seule règle : à chaque dîner, un féculent, des légumes et une source de protéines, à ajuster selon l’appétit, sans jamais composer un plat sans l’une de ces trois familles (ameli.fr, alimentation équilibrée de l’adulte, 2026). Cinq soirs écrits d’avance, deux soirs de restes, et la question du « qu’est-ce qu’on mange » disparaît de mes journées. Je te raconte comment j’y suis arrivée, la trame que je garde, et ce qui déraille encore.
Ce qui m’a fait changer d’habitude
Avant, mon menu de la semaine se décidait à 18 h 40, devant un frigo ouvert, avec la fatigue de la journée et une envie de commander quelque chose. Le résultat était toujours le même : trois soirs de pâtes différentes, un soir de pizza, et un dimanche à jeter des légumes flétris.
J’ai essayé les applications, les listes partagées, les menus tout faits qu’on trouve en ligne. Ça durait dix jours. Le problème n’était pas l’outil, c’était le moment où je m’en occupais : en fin de journée, quand je n’ai plus aucune capacité de décision.
Le vrai basculement a été de déplacer ce moment. Maintenant, le menu se décide le samedi matin, pendant que le café coule, avec une feuille et un crayon. Décider à froid, appliquer à chaud. Depuis, je ne me suis pas demandé une seule fois ce qu’on mangerait le soir, et c’est peut-être le seul changement de mon quotidien qui a tenu plus de six mois.
Les ingrédients et le matériel, sans superflu
Rien à acheter, ou presque. Une feuille par semaine, scotchée sur la porte du frigo, et un stylo qui reste dans la cuisine. J’ai essayé le tableau effaçable, la note dans le téléphone, l’agenda partagé : le papier sur la porte gagne, parce qu’on le voit sans y penser.
Le vrai matériel, c’est le contenu du placard. Trois féculents qui couvrent tout : des pâtes, du riz, des légumes secs en conserve ou secs. Trois protéines d’avance : des œufs, un peu de volaille, du poisson au congélateur. Et les légumes, achetés une fois par semaine, jamais deux.
Sur les quantités, les repères officiels sont plus précis que mes habitudes, et je les garde en tête quand j’écris la semaine : au moins cinq fruits et légumes par jour, et des légumes secs au moins deux fois par semaine (ameli.fr, alimentation équilibrée de l’adulte, 2026). C’est ce qui fait qu’un menu tient la route au bout d’un mois, au-delà de ce qui fait envie sur le moment.
La préparation pas à pas
J’écris la semaine colonne par colonne, jamais plat par plat. D’abord les féculents, ensuite les légumes de saison que j’ai sous la main, enfin les protéines. Les deux dernières colonnes s’adaptent au reste, jamais l’inverse.
| Soir | Féculent | Légumes | Protéines |
|---|---|---|---|
| Lundi | Riz | Courgettes et tomates | Œufs |
| Mardi | Pâtes | Poireaux fondus | Pois chiches |
| Mercredi | Pommes de terre | Haricots verts, carottes | Poulet |
| Jeudi | Lentilles | Betterave, salade | Reste de poulet |
| Vendredi | Semoule | Ratatouille | Poisson blanc |
| Samedi | Restes assemblés | Ce qui reste du bac | Fromage ou œufs |
| Dimanche | Plat d’avance, en double | Légumes du marché | Au choix |
Ensuite, la liste de courses se déduit du tableau, et c’est là que le système paie : une seule liste, une seule sortie au marché, aucun achat au hasard en semaine. Je compte les légumes secs deux fois dans la semaine, comme le recommandent les repères pour l’adulte, et je garde la viande hors volaille pour une seule fois, puisqu’elle est limitée à 500 g par semaine et la charcuterie à 150 g (ameli.fr, alimentation équilibrée de l’adulte, 2026). Une idée de recette simple et rapide, le soir, peut très bien remplacer une partie de la viande par des légumes secs : c’est plus tenable qu’on ne le croit, et ça allège la note.
Le dimanche, je double une préparation pour le début de semaine, ce qui est exactement la logique que j’applique dans mon organisation de dimanche (batch cooking dimanche débutant).
Quand on reçoit, la même trame suffit, il faut simplement monter d’un cran sur les quantités et cuisiner un plat qui attend sagement au four (menu été pour recevoir).
Les ratés classiques et comment les rattraper
Mon erreur numéro un, et je la refais encore : écrire un menu pour quatre alors que nous sommes deux. Trois jours de restes, puis jeter. Depuis, j’écris les deux derniers soirs au conditionnel, « selon ce qui reste », et je décide le jour même.
La deuxième, c’est le menu trop ambitieux du samedi matin. Le samedi matin, on est reposé, on a envie de cuisiner, et on écrit une semaine de quelqu’un qu’on n’est pas le mardi à 19 h. Ma règle : pas plus de deux soirs de cuisine un peu longue, et jamais deux d’affilée.
La troisième, c’est la liste de courses qui déraille. Je pars au marché avec le tableau, je reviens avec des courgettes en plus parce qu’elles étaient belles, et deux légumes annoncés n’ont plus leur place dans la semaine. Je les accepte, et je décale le repas prévu d’un soir plutôt que d’acheter autre chose pour respecter le tableau. Le tableau sert la semaine, pas le contraire.
Dernier point, celui dont j’ai le plus souffert : les repas de midi. Un menu du soir bien écrit ne m’a jamais rien apporté si le midi restait improvisé au bureau. Chez moi c’est simple, le midi reprend l’assiette de la veille. Quand je vivais seule, c’était la même logique, en portions plus petites (cuisiner quand on vit seul).
Ce que j’en retiens au quotidien
Un menu de la semaine qui tient n’est pas une liste de sept recettes, c’est un choix de trois familles d’aliments répété cinq fois, avec deux soirées souples pour ce qui déborde. Depuis que ma trame tient sur une feuille, mes courses ont baissé, mes légumes ne finissent plus à la poubelle, et je gagne les vingt minutes que je passais chaque soir devant le frigo ouvert.
FAQ
Combien de temps faut-il pour préparer un menu de la semaine ?
Une vingtaine de minutes le samedi matin, avec une feuille et un crayon, suffisent pour écrire cinq dîners et la liste de courses qui va avec. Le temps n’est pas dans l’écriture, il est dans le fait de décider avant la fatigue du soir. C’est ce déplacement, du soir au week-end, qui rend le menu tenable sur plusieurs mois.
Comment composer un menu équilibré pour la semaine ?
Pars de trois familles à chaque repas : un féculent, des légumes et une source de protéines, ajustées selon l’appétit. Sur la semaine, vise au moins cinq fruits et légumes par jour et des légumes secs deux fois, en gardant la viande hors volaille autour de 500 g et la charcuterie à 150 g, ce qui laisse la place aux œufs, au poisson et aux légumineuses.
Faut-il planifier les sept jours de la semaine ?
Non, et je te conseille même l’inverse. Cinq soirs écrits, un soir de restes assemblés et un dimanche de plat d’avance, cela suffit à ne plus improviser tout en gardant de la souplesse. Un menu trop verrouillé est abandonné dès qu’un imprévu décale une soirée.
Comment faire quand on n’a pas envie de cuisiner le soir ?
Prévois un repas de secours dans la liste, celui qui se prépare en dix minutes avec ce qui est déjà dans le frigo : œufs, conserve de légumes secs, reste de féculent. Ce filet de sécurité coûte une ligne sur la feuille, et il évite la commande par défaut, qui est le vrai danger d’une semaine mal préparée.
Le prochain pas ne demande rien d’autre qu’un crayon : ce week-end, écris cinq lignes sur une feuille, colle-la sur la porte du frigo, et fais ta liste de courses à partir d’elle. Tu verras dès la deuxième semaine si ta trame tient.


